Le terme RELATION est fondateur de la formation et de l’action. Une relation implique la présence d’au moins 2 polarités. Ne connaître que l’éthologie animale (étude des comportements d’une espèce dans son milieu naturel) devient alors bien réducteur. Développer les connaissances tant en éthologie, qu’en psychologie clinique et pathologique, du développement, de l’apprentissage, sociale, et selon plusieurs obédiences : freudienne, jungienne, systémique, cognitive et comportementale, est nécessaire comme une étude de la communication de l’animal comme de l’homme. Les concepts de la Programmation Neuro Linguistique (PNL), champ systémique, sont ici précieux.
Nous ne sommes pas des dresseurs, ne pratiquons pas le dressage. C'est inutile et inadapté !
Le paragraphe précédent laisserait penser que le Comportementaliste « psychiatriserait» ses clients ? Certains voudrait porter atteinte à l’éthique et à la déontologie des praticiens se réclamant de notre obédience. Un point important est enseigné : la limite des compétences. Chacun connaît son champ d’investigation et le Comportementaliste apprend ce qu’est un diagnostic différentiel tant au regard du Vétérinaire qu’à celui du psy. Changer un comportement sans en mesurer pleinement les conséquences est ineptie. Demander à une personne de changer sa relation à son chien sans intégrer sa problématique personnelle (un deuil, un traumatisme), relève de la plus haute irresponsabilité. Il ne s’agit pas pour le Comportementaliste de prendre en charge ces comportements ou ces situations mais de permettre une réflexion et le cas échéant de référer auprès d’un autre spécialiste, si demande il y a.
Pour parler de limites, il faut les connaître.
Nous comprenons ainsi toute l’importance de de la psychologie humaine et de ses obédiences dans cette formation, et nous ne voyons pas comment il est possible d’intervenir efficacement dans le contexte de la RELATION homme – animal sans leur intégration.
Nous percevons toutes les différences entre un vrai Comportementaliste et les ersatz hélas présents sur le marché. De l’éducateur-comportementaliste, passant par le conseiller en psychologie animale, "formés" par des entités plus empressées de faire de l’argent et de conserver un pseudo pouvoir sur un créneau porteur que dedévelopper une activité professionnelle sérieuse et digne de ce nom.
La formation est de niveau supérieur, bac + 3. Le niveau d’entrée est le baccalauréat. Des admissions sur dossier et entretiens sont possibles eut égard aux cursus socioprofessionnels et extrascolaires des impétrants. La durée : 2 ans au minimum.
L’encadrement de la formation est assuré par des professionnels diplômés, certifiés aux plus hauts niveaux et cliniciens .
Les filières : - Soit en centre comme le CEEPHAO soit l’université : licence psychologie clinique minimum + spécialisation en éthologie + technique de communication champ systémique + thérapie cognitivo-comportementale.
La particularité de l’intervention du Comportementaliste comparativement à celle de tous les autres intervenants du monde animal, auxquels il ne peut de fait être assimilé, est qu'il n’a pas besoin de la présence de l’animal. Il prend exclusivement en charge le cadre relationnel présent. Tous les autres intervenants du monde animal qui ne peuvent pratiquer sans la présence de l'animal.
Pourquoi ?
- Le chien, le chat, le cheval, sont sociaux. Comme tels, ils vivent dans la perception de leur environnement et déterminent ainsi leurs relations et les comportements subséquents (éthologie et systémie).
- Un comportement animal est une réponse à comment est organisé l’environnement dans lequel il vit. Il est une tentative d’adaptation à un système qui ne lui convient pas toujours. Il a toujours du sens pour l’animal, même s’il est indésirable pour l’homme. Il est signifiant de la perception que le sujet se fait du milieu dans lequel il vit au regard de son étho-psychologie spécifique (éthologie et systémie).
- L’intensité du comportement est en rapport avec le niveau de frustration, de régression et le seuil de sensibilité du sujet (psychologie pathologique).
Comment ?
- L’entretien est l’outil de travail du Comportementaliste. Il se déroule soit en cabinet, soit au domicile des clients. Eux seuls parlent et peuvent exprimer ce qui se passe. Ils sont aussi seuls à pouvoir agir et engager des stratégies de changement.
- En agissant sur les paramètres environnementaux la relation évolue en toute réciprocité et rapidement. Deux à trois entretiens suffisent répartis sur 2,5 à 3 mois pour régler des cas qui défraient la chronique et envoient maîtres et enfants aux urgences voire à la morgue !
Comparaison Comportementaliste – Educateur Canin / Dresseur :
L’éducateur canin prend en charge un chien en bonne santé et exempt de tout trouble du comportement. Sa pratique s’appuie sur des techniques de conditionnement afin de faciliter l’intégration du chien dans notre société .
L’éducateur canin doit être conscient de la limite de ses compétences. Il lui est enseigné (normalement) ce qu’est un diagnostic différentiel et, le cas échéant, de référer.
Les problèmes comportementaux sont de la responsabilité exclusive des Comportementalistes, tout comme les soins sont de la responsabilité exclusive des Vétérinaires.
Il ne saurait y avoir d’amalgames ou de pratiques illicites dommageables pour les personnes ou les animaux qui finissent abandonnés ou euthanasiés !
Nous sommes un groupe professionnel en pleine expansion qui a une fonction sociale évidente, un rôle pédagogique important (interventions dans les écoles, les collectivités locales, les médias, etc.). Nous nous situons au carrefour de tous les autres métiers liés à l’animal et aux relations de l’homme à lui-même et à son environnement : vétérinaire, éducateur, dresseur, « psy », et collaborons avec tous pour le bien être des animaux et des personnes.
Quelques domaines d’interventions :
Agressivité intraspécifique (sur congénères)
Agressivité interspécifique (sur autres espèces : humaine ou animale)
Désocialisation intraspécifique (conséquence d’une éducation aberrante – surprotection de l’animal)
Désocialisation interspécifique (carences d’apprentissages ou apprentissages mal conduits)
Comportements alimentaires et dipsyques : Boulimie – Cannibalisme - Anorexie
Comportements sexuels aberrants
Anxiété généralisée et dépression (léchages, tics, automutilations, apathies)
Dépression d’involution
Anxiété de séparation (chiens destructeurs avec ou sans vocalisations intempestives)
Phobies et peurs
Fugue
Dépendance - Hyper attachement
Syndrome de privation (carences de stimulations sensorielles – comportements de type phobique)
Stéréotypies
Comportements hallucinatoires
Comportements redirigés
Malpropreté
Instabilité
Hyperactivité
Etats de chocs consécutifs à des violences, à la maltraitance
Tout problème conséquence de l’anthropomorphisme (humanisation, infantilisation de l’animal)
Choix, adoption et intégration dans la famille d’un chiot ou d’un chien adulte
Education - Sociabilité